Comment se préparer pour animer une conférence ?

Je suis rentrée lundi de 3 semaines de « vacances ». Cette année, nous sommes partis un peu en juin et un peu en septembre, c’est l’avantage d’avoir de grands enfants : pouvoir partir hors période scolaire, tant qu’à faire.

Pour le mois de septembre, c’est un évènement majeur qui a marqué le point de départ de notre itinéraire et de notre organisation : ma conférence à Barcelone !

En mars 2022, via LinkedIn, j’ai été contacté par Ksenia  Manakova, la directrice du Ufology World Congress qui me proposait d’animer un « workshop » Feng Shui, c’est-à-dire une conférence dans une salle d’une soixantaine de personnes. Je vous avoue que ma première réaction a été de vérifier « ufology » dans le dico… C’était bien ça, l’étude des objets non identifiés… Mais qu’est-ce que je venais faire là ? Et Ksenia m’a expliqué que le nom du congrès n’était pas représentatif car il s’agit en fait, plus largement, d’un sommet liant sciences et spiritualité, et que de nombreuses disciplines y sont représentées : astrologie, numérologie, hypnose, coaching quantique, mémoire cellulaire, archives akashiques, géométrie sacrée, etc.

C’est une opportunité à ne pas rater alors j’ai décidé de dire oui d’abord et de stresser ensuite ! Je voudrai partager aujourd’hui avec vous mon processus de préparation pour animer cette conférence.
C’est parti !

Le choix de la date de la conférence

On n’a pas toujours le loisir de choisir la date d’un évènement auquel on participe. Pour ma conférence d’avril, j’ai loué une petite salle et on m’a proposé quelques dates de disponibilité. J’ai donc pu choisir celle qui me convenait le mieux.

Je ne vous en ai pas encore parlé en détail, mais je vous dis souvent que le feng shui aide à faire les bonnes actions, au bon endroit et au bon moment. La notion de timing est cruciale en feng shui. Or, certaines dates du calendrier nous sont plus particulièrement favorables que d’autres, en fonction de notre Bazi, ou plus simplement, de notre signe astrologique.

Pour la conférence de Barcelone, dès que le programme a été publié sur le site web de l’évènement, j’ai vu que j’étais programmée le dimanche 11/09. C’était un jour « cassé », car un jour Ding Mao (Lièvre) en conflit avec le mois en cours (mois du coq). Zut ! J’ai envoyé tout de suite une demande de modification à Ksenia en lui précisant pourquoi et en lui demandant de me caler le samedi 10/09, un jour Bing Yin, c’est-à-dire Tigre, comme l’année en cours (donc jour favorable pour tous) mais particulièrement pour moi qui suis Tigre de Bois. Elle a accepté et m’a même planifié à 11h, un des horaires les plus favorables de cette journée.

Ma prochaine conférence est prévue le samedi 8 Octobre au Salon Bien-être et Gourmandises de Chevreuse (dans le 78). La date est imposée. C’est un jour Cheval marquant le début du mois solaire du Chien : ces deux signes sont les signes protecteurs du Tigre, ce jour est également un jour favorable pour moi. Génial, non ?

Lorsque la date nous est imposée, et qu’il s’agit d’un jour cassé ou défavorable à notre signe, on a toujours le choix de ne pas s’inscrire, n’est-ce pas ?

Pour info, je fais des consultations de « sélection de date favorable » si vous avez un gros projet en cours (achat d’une maison, lancement d’un produit ou d’une activité…).

Préparer le contenu technique de la conférence

La première des choses est de définir le sujet de la conférence. Comme j’avais déjà programmé une conférence « Feng Shui et santé » en avril, j’ai tout de suite proposé le même sujet en me disant qu’il suffirait de la traduire en anglais. Bon, dans les faits, c’était un peu plus compliqué que cela…

En fonction du temps dont on dispose, le sujet ne sera pas traité de la même façon. Pour le congrès de Barcelone, j’avais 1h30. C’est beaucoup de temps mais justement, la difficulté est de ne pas vouloir trop en dire, trop en faire… J’ai tendance à toujours vouloir donner le plus possible à mon audience, il faut donc que je cadre bien mon contenu pour ne pas non plus en faire un module de formation ! Le sujet ne doit pas être trop général pour que l’audience puisse focaliser son attention sur des points précis.

La structure du contenu d’une conférence est, sans surprise, composée d’une introduction, du développement d’un premier point, d’un deuxième, d’un troisième… pour finir sur une conclusion. Mais il ne s’agit pas d’écrire une dissertation ou un mémoire. Ce contenu « technique » doit être amené de façon à capter l’attention de l’auditoire. Et quoi de mieux que de faire appel à l’émotion ?

Pour cela, il existe 4 clés.

Préparer le contenu émotionnel de la conférence

Comme par hasard, également en mars de cette année, j’ai rejoint la promo de l’Académie Zéro Limite, créée par Martin Latulippe. C’est une formation orientée business qui prépare à l’infoprenariat. Martin a été le plus jeune conférencier intronisé au Temple de la Renommée HoF. Dans un des modules, il donne les clés pour une conférence d’exception.

Voici ses 4 clés :

  • Connecter : établir l’énergie, ouvrir le cœur des gens
  • Confronter : raconter, démontrer, expliquer pourquoi c’est important
  • Challenger : proposer une mise en pratique, donner des clés
  • Contribuer : inviter à l’action, délivrer notre message et être dans la gratitude

Lorsqu’on comprend qu’être sur la « scène » d’une conférence, quelle que soit sa taille, c’est un privilège, et qu’il nous faut donc être au service de l’audience, on trouve beaucoup plus facilement un moyen d’être aligné, d’être en cohérence, bref d’être authentique. J’ai donc, suite au visionnage du module, pu compléter ma conférence avec un contenu de type « émotionnel ».

Comment connecter avec mon audience dès le début de la conférence ?
Comment les impliquer pour qu’ils se sentent concernés par mon discours ?
Comment les challenger, pour que ma conférence ne soit pas juste un moment suspendu mais génère une véritable mise en action ?

Comme ma conférence était en anglais, et que ce n’est pas ma langue natale, j’ai tout écrit : les petites phrases d’humour, les petites anecdotes… Tout ce qui permet de créer du lien et que je fais de façon plutôt naturelle en français, mais qu’il a fallu que je prépare an anglais pour ne pas risquer de briser l’émotion, la connexion, par un manque soudain de vocabulaire. J’ai utilisé des couleurs de texte différentes pour illustrer les différentes clés ainsi que les temps de pause.

Soigner la présentation de la conférence

Ici, je parle de la présentation visuelle, c’est-à-dire des diapositives que j’allais projeter pendant mon discours. Ayant travaillé plus de 20 ans dans un groupe international, je n’ai aucune difficulté technique à faire un diaporama. J’ai aussi appris à épurer au maximum mes slides : il ne s’agit pas d’y réécrire l’intégralité de la conférence ! C’est l’erreur typique du débutant : vouloir y mettre trop de contenu. La conséquence : les diapos sont illisibles, et votre audience, en tentant de les déchiffrer, ne vous écoute plus… Quelques lignes suffisent, si possible agrémentées d’une image, pour décrire l’idée principale. Prévoir un point de focus par slide, pas davantage.

Fidèle à ma charte graphique, puisque je vous rappelle qu’elle a été soigneusement élaborée sur la base des éléments favorables de mon thème Bazi, j’ai utilisé ses 3 couleurs : gris, orange et vert. Les formes de mes animations étaient arrondies, pour plus de douceur et de fluidité.

La préparation mentale du conférencier

La prise de parole en public est un enjeu majeur pour nombre de personnes. Ce n’est pas un problème pour moi, j’arrive à être assez à l’aise. Par contre, il m’est arrivé quelque fois, pour une raison que j’ignore, d’avoir tout à coup un stress qui monte, en général 10 minutes après le début de la conférence… Il se traduit de manière physique : des mains qui tremblent, une voix qui chevrote, une gorge serrée… Ce n’est pas agréable, et surtout, cela peut se voir ! Donc c’était ma principale crainte : être finalement trahie par mon corps alors que l’égo se dit « c’est bon, je gère ».

Mon homme est préparateur mental… J’en ai de la chance ! Il m’a fait des séances de préparation pour adopter, dès le départ, le bon état mental (confiance et motivation) et me permettre de rester efficace dans « l’épreuve ». Je lui ai aussi demandé de m’aider, avec ses techniques, à gagner en sérénité et à gérer les problèmes de dernière minute sans panique, en restant zen.

J’ai couplé cette préparation avec une approche plus spirituelle basée sur les lois de vibration et d’attraction, et en utilisant la visualisation.

La visualisation créatrice au service du conférencier

Dans mon article sur la loi d’attraction, je vous expliquais que pour que vos pensées soient créatrices, il faut leur donner de la puissance en les chargeant d’une forte énergie émotionnelle. La visualisation m’aide beaucoup à connecter mes désirs avec l’émotion qui va avec.

A chaque fois que je programme une conférence, j’ai une peur qui revient : celle qu’il n’y ait personne. C’est exactement la même qu’on ressent quand on est petite fille et qu’on distribue les cartons d’invitation à sa fête d’anniversaire… Et si personne ne venait ?
Je chasse cette peur vite fait grâce aux exercices de visualisation.

Pour Barcelone, je savais que la salle avait une capacité de 60 personnes. Alors je me suis franchement demandé : combien tu en veux ? à partir de quelle taille d’audience te diras-tu que la salle est remplie ? Le nombre 50 est arrivé tout de suite dans mon esprit. Donc, lors de mes visualisations, j’étais face à ces 50 personnes. Bien entendu, je me suis ensuite occupé du contexte. Comme un scénariste, c’est vous qui décidez du film ! Je voyais donc mon audience sourire, je me voyais à l’aise, dans le flow… Tout était super fluide, et dans cette fluidité, je me connectais à un sentiment de sérénité et de joie. C’est aussi « simple » que cela !

Devinez quoi ? Ma salle était remplie, l’audience a été adorable et tout s’est passé merveilleusement bien… malgré quelques ajustements de dernière minute qu’il a fallu gérer.

Le feng shui au service des conférenciers

On dit souvent que c’est le cordonnier qui est le plus mal chaussé.
Eh bien je peux vous dire qu’à la maison, cette maxime n’est pas vraie : mon mari a la maitrise de la prépa mentale et du coaching, moi j’ai l’expertise du feng shui… et on s’en sert tous les jours à notre avantage !

Comment le feng shui peut aider à gérer une conférence ?

Vous l’avez vu dans le premier paragraphe, on commence déjà par l’exercice de sélection de date. Ensuite, on exploite les énergies présentes dans notre environnement qui nous permettront de remplir au mieux notre objectif.

Il y a plusieurs types d’approches dans le feng shui.

Il y a l’approche systémique, globale, à moyen ou long terme, qui permet d’instaurer une harmonie durable et limiter les soucis de santé, de relations, d’argent… C’est le but de l’expertise complète de l’habitat (école de la forme, école de la boussole, étoiles volantes natales). Elle vous donne les secteurs et les directions qui seront le plus favorables pour vous. Profitez autant que possible de ces espaces.

Mais il y a aussi ce que Joey Yap appelle la « targeted approach », l’approche ciblée : elle permet de faire du feng shui à plus court terme, pour obtenir des résultats plus rapidement.

On utilise alors soit les étoiles volantes annuelles et mensuelles, soit la Purple White soit le Qi Men Dun Jia. En fonction du résultat escompté et surtout du problème rencontré (manque d’opportunités extérieures, manque de confiance en soi, manque de clarté…) on utilisera l’un ou l’autre de ces outils. C’est dans ce cadre qu’il est intéressant d’utiliser des « activateurs » liés aux 5 éléments chinois, placés aux bons endroits et au bon moment. Si vous venez chez moi et que vous trouvez des poids en métal par terre ou une exposition de bougies dans un lieu improbable (pour vous), ne soyez pas surpris, ils exploitent les étoiles opportunes !

Pour ma conférence, j’ai fait mes visualisations dans des endroits propices correspondant notamment à mon palais de vie et à mon palais « richesse et créativité ». J’ai aussi identifié chez moi l’endroit où, au mois de juillet puis au mois d’août, ma porte de protection (« delusion door » ) rencontrait le dieu Qi Men « Moon » et m’en suis servie pour éliminer toute négativité, toute peur…

Toutes ces notions font partie d’un feng shui avancé, réservé aux experts. Ce sont des outils techniques et assez complexes à manipuler. Mais quoi de plus enthousiasmant que de les expérimenter pour son propre compte afin de les proposer en toute confiance à ses propres clients ?

S’adapter aux conditions de dernière minute

Enfin, être bien préparé c’est aussi trouver les ressources nécessaires à l’instant T pour ne pas être déstabilisé par des changements de dernière minute.

Je suis arrivée dans la salle 30 minutes avant ma conférence (je logeais dans le même hôtel, pour ne pas avoir de stress pour me rendre sur place) avec mon ordi portable, sans savoir si on allait utiliser le mien ou non pour la projection des slides. J’avais imprimé mes notes et j’avais demandé un micro avec un pied plutôt qu’un micro-casque. Vous allez me trouver bien coquette mais ma chevelure de lionne n’est pas compatible avec le micro qu’on place sur la tête ! Cela ne fait pas joli, pis c’est tout. Mais il n’y avait pas de pied pour le micro… Et j’avais besoin de mes mains pour gérer les slides sur l’ordi et consulter mes notes écrites… Il a fallu trancher : un micro dans la main gauche et ma main droite pour gérer ordi et notes, ou contrarier mes boucles furieuses avec un casque ? J’ai décidé de conserver le micro à main et de laisser le casque à la traductrice…

Ah oui, je ne vous ai as dit ! Je faisais une conférence en anglais, mais le congrès avait prévu une traductrice anglais/espagnol ! Je l’ai su à ce moment-là, et je n’avais donc pas pu anticiper que cela se passerait non pas en simultané mais en décalé : en gros, je disais quelques phrases en anglais, puis je laissais la main à la traductrice qui délivrait le message en espagnol. Tout de suite, j’ai regretté de ne pas avoir imprimé mes notes en double exemplaire : elle aurait ainsi pu mieux se préparer au contenu… et j’ai surtout compris que mon temps de parole venait subitement d’être divisé par 2 !

Mais comme c’était un jour favorable, que j’avais bien travaillé ma visualisation, et que ma préparation mentale était au top… je n’ai pas stressé. Du tout. J’ai géré cela au pied levé, en réduisant le message à certains endroits, en accélérant les interactions à d’autres moments…

Le seul truc que j’ai finalement regretté c’est qu’avec cette traduction, cela cassait mon rythme. Vous faites un trait d’humour, vous souriez, ceux dans la salle qui comprennent l’anglais rigolent… tandis que les hispaniques attendent la traduction pour rire à leur tour… pas évident. Du coup, y-a 2 ou 3 trucs que je n’ai pas osé faire… parce que vu la configuration, je ne l’ai pas senti, tout simplement. S’écouter, s’adapter, c’est aussi ça être dans le moment présent.

Pour conclure

Vous l’aurez compris, j’ai passé un super moment. Première conférence internationale en anglais, ça claque non ?

Vous l’avez vu, j’ai préparé cette intervention de plusieurs façons : dans la matière, comme on dit, avec une mise en action très concrète (contenu, slides, prépa mentale) et dans l’énergie, avec une recherche de vibration de joie et de sérénité.

Peu importe le résultat, j’avais décidé d’être fière de moi pour avoir accepté cette opportunité et relevé ce défi. Je le suis d’autant plus que mon audience a passé également un chouette moment et que j’ai reçu de jolis témoignages en ce sens.

Gratitude.

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